Élisabeth habite Versailles. C’est mère de famille d’un grand garçon qui étudie en province et ne rentre que le week-end. Elle travaille à La Poste où elle apprécie son travail au guichet pour le rapport humain qu’elle y trouve. Elle a toujours privilégié le temps passé en famille et celui passé à l’éducation de son fils. Et c’est suite à l’accueil gracieux de son fils aux États-Unis par une famille pendant 5 semaines, qu’elle a pris conscience que l’on pouvait donner à l’autre sans attendre de retour.

Elle a alors eu connaissance du projet de création du Chaudron et y participer dès le début l’a emballée. Le visionnage du film « Food coop » l’y avait sensibilisée, d’autant que l’alimentation, pour elle, est primordiale : éviter les intermédiaires et les coûts que cela entraine, consommer à proximité (bio de préférence mais en agriculture raisonnée si celle-ci est plus proche), éviter le gaspillage…

Élevée par un père cheminot qui cultivait son jardin, elle a voulu retrouver ce plaisir de l’autonomie alimentaire en cultivant une parcelle de 155 m² à l’union potagère de Versailles. Elle y retrouve l’entraide entre jardiniers, l’échange et les conseils même si cela lui demande beaucoup de travail : en moyenne 3 heures par jour, 5 jours sur 7 de mi-juin à fin août.
Le surplus qu’elle dégage de ses cultures, elle le donne à ses amis et ses voisins, ce qui participe à tisser le lien social. Elle fait également partie du réseau des colibris et en particulier du SEL (Système d’Echange Local).
Ses valeurs : partage et équité.

(par Isabelle Moreau-Haury)